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Généalogie

Analyse transgénérationnelle

A comme Arbre: Arbre généalogique et génosociogramme, 2 représentations d’une même famille

L’arbre est le symbole commun à la généalogie et à l’analyse transgénérationnelle (ou psychogénéalogie), pour représenter les liens entre tous les membres de notre famille.

Comment dessine-t-on une famille ?

Dans les deux pratiques, la grande tendance figurative est de nous placer en premier sur le dessin, puis d’y rajouter nos ancêtres. Nous disons d’eux que ce sont nos racines et pourtant nous les représentons au-dessus de nous, de part et d’autre de nos branches maternelles et paternelles. Et nos enfants et petits-enfants sont placés en-dessous de nous. Autre norme : les hommes sont disposés à gauche des couples, et les femmes à droite.

Pourquoi ce choix figuratif ? Voici mon interprétation : l’arbre représente un système familial qui s’enracine dans une société, un lieu, un autre système plus vaste. Il peut être solitaire ou s’épanouir au sein d’un large écosystème, tout comme une famille peut choisir de s’isoler du monde extérieur. Ses branches poussent, tortueuses ou lisses, se cassent parfois, similaires à l’histoire vécue par chacun et à la rupture de certaines branches familiales avec le reste de la lignée. Ainsi, au fil des générations nous devenons nous-même l’ancêtre de quelqu’un et serons représentés dans une branche de son propre arbre. Les racines de celui-ci grandiront avec nos descendants : plus ceux-ci seront nombreux, plus le système racinaire familial sera vaste. Mais moins il y aura de rejetons, plus la lignée s’amincira, jusqu’à parfois s’éteindre, si plus rien ne permet de la nourrir, si plus personne n’est là pour prolonger la famille… Cette dernière continuera cependant à se perpétuer dans la mémoire collective, par ce qu’elle aura transmis et les liens créés. Et les traces laissées derrière elle, que ce soit dans les documents officiels, les journaux, les photos ou autres, permettront de retranscrire une partie de son histoire.

La symbolique de l’arbre est identique dans mes deux pratiques, mais les termes utilisés et les illustrations sont différents.


En généalogie : l’arbre généalogique

En généalogie, nous parlons d’Arbre Généalogique. Toute la lignée est véritablement représentée sous la forme d’un arbre, avec ses branches et ses feuilles, son tronc et ses racines. Y figurent également les noms et prénoms de chaque personne représentée dans un cartouche, les dates de naissance, décès, mariages, éventuellement les métiers. Il sert principalement à représenter visuellement les liens de parenté entre les membres d’une même famille, au fil des générations. Des créations uniques permettent d’en faire de véritables œuvres d’art, en les représentant sur toile, en broderies, ou en affiches personnalisées à encadrer.

En analyse transgénérationnelle : le génosociogramme

En analyse transgénérationnelle, nous parlons de Génosociogramme.

Contrairement à l'arbre généalogique, il est tracé à main levée, au stylo, sans pouvoir y effacer les erreurs : les éléments pertinents sont souvent nichés dans la structure générale du dessin final, les oublis, les ratures, les exclus, les stratégies pour que tous soient contenus sur la feuille, … ou pas !

Il a pour objectif de repérer d’éventuelles répétitions, d’éclairer certains deuils ou évènements non-dits, d’ouvrir des pistes de compréhension de difficultés actuelles. Pour cela, une nomenclature précise est établie afin de pouvoir illustrer les données concernant l’état civil et les personnes. Par exemple, d’après la convention établie par l’organisme Généapsy, les hommes sont représentés par des triangles, les femmes par des ronds, les personnes de sexe inconnu par des carrés. Les liens entre eux sont des lignes simples, ou doubles s’il y a eu mariage, pouvant être continues, en pointillés, brisées, …

Outre les éléments identiques à ceux présents dans l’arbre généalogique, il peut être enrichi de données sociologiques, psychologiques, de noms de lieux, des relations entre les protagonistes, des maladies, des accidents, identifier les personnes impactées par la guerre, … Bref, tous les éléments nécessaires à notre quête.

Vous l’aurez compris : faire son arbre généalogique, entamer des recherches familiales pour le construire, peut permettre d'établir un génosociogramme détaillé, mais n'est pas obligatoire.

Faut-il avoir fait son arbre généalogique pour commencer un accompagnement transgénérationnel?

Ce n’est pas forcément nécessaire : il m’arrive d’accueillir en rendez-vous des personnes qui n'ont pas ou très peu de connaissances sur leur famille, au démarrage de leur prise en charge. Le travail peut tout de même être entamé, avec l'utilisation d'autres outils. De plus, ma double compétence me permet de les amener progressivement à la rencontre de leur histoire, quand elles s’y sentent prêtes, en les guidant dans les recherches sur leurs lignées, dans un cadre bienveillant et confidentiel! Car quand nous nous lançons, nous ne savons jamais réellement ce que nous allons découvrir…

Et vous, avez-vous déjà établi votre arbre généalogique, et/ou votre génosociogramme ? Qu’y avez-vous découvert de plus étonnant ?


Précision: les données contenues dans l'arbre généalogique et le génosociogramme en illustrations sont totalement inventées, sans aucun lien avec des éléments ou familles portés à ma connaissance.